J’ai testé pour vous… Je transforme une ampoule en soliflore

Soliflore à suspendre, ici sur une poignée d'armoire

Avec l’évolution des techniques, les ampoules consomment (enfin) moins d’énergie pour un éclairage équivalent.

Les « nouvelles » ampoules, encore appelées ampoules économiques, remplacent au fur et à mesure nos vieilles ampoules énergivores.
Le recyclage de ces ampoules basse-consommation doit être effectuée de façon rigoureuse afin de ne pas perdre le bénéfice de la faible dépense d’énergie face à une pollution qui serait tout aussi néfaste. Il suffit de rapporter les ampoules usagées dans un lieu de collecte, le magasin où vous rachèterez une ampoule met à votre disposition des bacs de recyclage spécifique pour les néons et autres ampoules basse-consommation.

Intéressons-nous maintenant aux « vieilles » ampoules, celles que nous avions l’habitude de jeter dans la poubelle une fois grillées.
Ces ampoules ne nécessitent pas de traitement spécial, elles peuvent pourtant, elles aussi, être recyclées ou plutôt transformées et ainsi connaître une deuxième vie.

Dans le principe de la consommation raisonnée et du ralentissement ou slow way, voici le slow-design.

Recycler et réutiliser des objets du quotidien ou de notre environnement pour re-créer d’autres objets.

C’est ainsi qu’une vieille ampoule devient un original soliflore !

J’ai donc testé pour vous la fabrication d’un soliflore en slow design !

Liste du matériel

  • Une vieille ampoule (ancienne génération)
  • Une paire de lunette de protection
  • Une scie à métaux ou scie à chantourner
  • Un tournevis
  • Un lien de votre choix
  • Une jolie fleurette pour agrémenter votre œuvre !

Le principe est simple, couper le culot de l’ampoule pour pouvoir mettre de l’eau dans ce mini vase.

A l’aide d’une scie et équipé de lunettes de protection, scier doucement le culot de l’ampoule.

Scier délicatement l'ampoule avec une scie à chantourner en la serrant dans un étau

Percer et dégager le filament de l'ampoule

Une fois le culot métallique enlevé, il faut alors percer le verre pour pouvoir bénéficier de l’ampoule comme réservoir d’eau. C’est la phase la plus délicate, vous pouvez utiliser un tournevis et casser doucement le filament ainsi que la partie en verre.

Une fois cette opération effectuée, vous disposez de votre soliflore. Il ne vous reste plus qu’à choisir un moyen d’accroche pour le suspendre.
Dans son livre, Créations au naturel, Nathalie Boisseau, nous propose d’attacher le soliflore avec une tige métallique et ainsi laisser visible le culot en métal.
J’ai choisi une version plus naturel en recouvrant de raphia le bord de l’ampoule et en formant un nœud en rosette pour la suspension.
Libre à chacun d’exprimer sa créativité en choisissant un lien en accord avec sa décoration intérieure.

Compte-rendu

J’ai (enfin, mon Papa, car je ne vais pas vous laisser croire que mon pouce ressemble à celui de la photo…) suivi presque scrupuleusement toutes les étapes de réalisation de Créations au naturel et tout s’est déroulé comme prévu (ça change…).
L’étau est une idée de mon père car nous en avions un à disposition, mais on peut s’en passer sans difficulté supplémentaire.

Le port de lunettes de protection, comme indiqué dans l’ouvrage, a paru une mention indispensable à un monsieur pourtant très bricoleur et peu enclin à se protéger en temps normal…
Je dois toutefois avouer que, ni le réalisateur de l’objet ni le photographe (moi), n’avons mis d’équipement… Pourtant pendant toute la réalisation j’ai entendu : « Ils ont bien raison de préciser qu’il faut mettre des lunettes pour se protéger, on ne sait jamais avec un éclat de verre… » Cherchez l’erreur !!!

Bref, en conclusion toutes les étapes étaient correctement expliquées, nous nous y sommes référées à plusieurs reprises.

Créations au naturel testé et approuvé par Lecture-au-Naturel.fr pour la réalisation de l’ampoule soliflore !

Le petit plus personnel

Eau colorée au sirop de menthe

Eau colorée au sirop de menthe

Afin de rendre plus décoratif mon soliflore, j’ai teinté l’eau. J’ai choisi une couleur verte en accord avec le feuillage des chrysanthèmes.

J’ai tout simplement utilisé du sirop de menthe pour colorer l’eau. Les fleurs tiennent très bien dans ce mélange sucré.
Je m’avancerais presque à dire que cela a eu un effet bénéfique et conservateur dans la prolongation de la tenue des fleurs coupées !
La grenadine vous donnera un joli rouge. Pensez au sirop de violette si vous aimez le parme. Un sirop de pruneau vous donnera une couleur ambrée. A la votre et santé !

Inspiré par

Créations au naturel
Auteur : Nathalie Boisseau
Éditeur :  Alternatives
Collection : Tout beau, tout bio
Format : 19 cm ; 126 pages ; illustrations en noir et blanc et en couleur
Date de parution : 2010
Prix : 13,50 €
ISBN : 978-2-86227-631-1

   
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